Introduction :
Flavel, paisible village de la province de Yo, fête dignement le mariage de deux de ses jeunes habitants.
Louan et Iltya, promis l’un à l’autre et amoureux depuis leurs 17 ans, sont heureux de vivre ce moment.
Le prêtre bénit le couple et engage les jeunes mariés à s’embrasser. La scène est tendre et émouvante.
Une image supplante la scène du baiser, elle représente les deux mariés qui s’embrassent avec une opacité réduite pour laisser voir la scène en transparence.
Tout le village réunit cris de joie et d’allégresse, les mères pleurent, les pères sont mécontents mais heureux.
Mais en un instant, le mariage devient cauchemar. Des soldats arrivent et viennent recruter de force le jeune Louan pour une période de trois ans. C’est le service volontaire du Royaume. _Chaque citoyen âgé d’entre 17 et 25 ans à l’obligation d’effectuer un service militaire de trois années au sein de l’armée Royale. Il pourra revenir chez lui au bout de cette période._
Incompréhension totale des mariés, la foule ne réagit pas, dépitée…
Le couple se dit adieu, tendrement. Puis Louan rejoint les soldats sans mot dire.
La scène devient noire.
Chapitre 1 : Parü, Soldat Royal
Apparition de Parü, le héros de cette histoire.
Il se tient à la même place que durant le mariage, mais il n’y a plus personne autours de lui.
Un message s’affiche à l’écran : Chapitre 1 : Parü, Soldat Royal.
L’aventure peut débuter.
Parü à alors accès à son village natal, Flavel.
Il y rencontre les habitants et y apprend qu’il est lui-même un Soldat Royal en permission.
Chaque villageois est outré par le comportement des soldats et du recrutement forcé.
Mais la mariée, elle, ne se résigne pas.
Elle confie alors à Parü une mission de la plus haute importance pour elle.
Allez porter une lettre au Gouverneur de la province d’Yo pour libérer Louan de ses obligations militaires.
Parü accepte. Même si, au fond de lui, il désapprouve cette logique anti-patriotique. Lui-même effectue son service, et il ne comprend pas bien pourquoi il en devrait être autrement pour les autres.
Sa lettre en poche, Parü dit au revoir une dernière fois à son père et à sa sœur. Celle-ci lui confie son porte-bonheur fétiche. L’Anneau de la déesse, qu’il porte alors à son pouce.
C’est un très bel objet que Linoa, sa sœur, a hérité de leur mère.
Les adieux terminés, Parü prend la dernière diligence en partance pour Illö, la capitale de la province, là ou réside le Gouverneur…
Mais le voyage est long, Flavel étant un village reculé de la province. L’arrivée à Illö se fait en pleine nuit.
Tout y est fermé et les patrouilles, nombreuses, n’ont de cesse de lui demander ce qu’il fait ici, et pourquoi ? Parü échappe à la cellule grâce à ses papiers militaires.
Il trouve enfin une auberge ouverte, et y réclame une chambre pour la nuit. On lui confie la clef de celle-ci et il décide de porter au lendemain sa visite chez le gouverneur.
Le lendemain matin, Parü se réveille en grande forme. Mais dehors, de nombreux bruit se font entendre. Des tambours et des trompettes, une marche qu’il connaît bien.
A peine levé il se précipite à l’extérieur. Et là…
Quel spectacle ! La ville entière assiste au départ de troupes pour le « front ». Ils sont beaux, glorieux, marchant au même rythme, sur la même cadence. Des papillotes sont lancé du toit des immeubles et des fanions ornent les rues. Des véhicules improbables circulent.
Parü se fraye un chemin vers le palais du gouverneur. On l’y reçoit non sans réserve.
Et on ne lui donne en aucun cas le droit de visite chez le gouverneur.
Il doit pourtant lui remettre sa lettre. On lui accorde la lettre, mais pas remise en main propre. Il pourrait être un espion ennemi paraît-il, aussi des mesures de prudence sont nécessaire.
Parü livre alors la lettre au valet qui est censé l’apporter au gouverneur.
Parü a effectué sa tâche et il n’a plus qu’à rentrer chez lui.
Mais au moment même ou il sort du palais, un bombardement à lieu.
La ville s’enflamme sous les explosions, la population hurle, les soldats se précipitent en tous sens, c’est la panique.
Une sirène retentie dans la ville et réclame à la population de se mettre à l’abri.
Parü cours du plus vite qu’il peut.
Au moment même ou il allait s’abriter, une jeune fille s’abat sur le sol devant lui.
Ils se regardent un instant, puis la jeune fille se relève et se met à courir. Poursuivie par plusieurs soldats au milieu de la ville en feu.
Une fois l’alerte passée et le calme revenu, les dégâts sont irréparables. Parü apprend que le palais du gouverneur à été entièrement détruit, et que celui-ci à périt dans des flammes gigantesques.
Il n’aura donc pas lu la lettre de la mariée et ne pourra rien faire pour le jeune homme.
Honteux de sa défaite et enragé par cette attaque de « l’ennemi », Parü essaye d’en apprendre plus sur les récents événements.
Pour la première fois il apprend qu’une guerre a éclatée avant l’Empire voisin.
Celui-ci ayant lancé une vaste offensive sur le territoire d’Apostasis.